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jeudi 3 septembre 2015

La théorie du tout de Céline Baril : PENSER LE TERRITOIRE

"... ce que je connais du tout me vient de ma connaissance de cette parcelle du territoire et de ce moment de l’histoire dans lesquels se fait mon expérience du monde."

Critique du film La théorie du tout de Céline Baril sur le blog Hors Champs


 

BANDE-ANNONCE DU FILM
Posted by La Théorie du tout de Céline Baril on mercredi 20 janvier 2010

mardi 1 septembre 2015

France(s) territoire liquide - Mission photographique


"...un questionnement photographique, cherchant à donner forme aux paysages d’aujourd’hui à travers une profusion d’images, témoignant tant de la multiplicité des points de vues que de l’insistance du regard."
Blog Territoire des images-Carnet de recherches visuelles, par Raphaële Bertho-Paysage(s) en éclats


mardi 25 août 2015

"Le moteur de la pensée littéraire de Borges, pourrait-on dire, tourne autour de l’idée-source selon laquelle “le sentier futur est déjà parcouru” et “la réalité est toujours anachronique”. À ce titre, il affirme son admiration pour Oscar Wilde qui aura cru que chaque homme est, à chaque instant de sa vie, tout ce qu’il a été et tout ce qu’il sera, comme si le temps était une “sorte de fleuve de fer”, le fer signifiant le mouvement continu, qui se prolonge et reste vivant."

Dans la tête de Jorge Luis Borges-nonfiction.fr

vendredi 21 août 2015

"Porté par une voix off comme en affectionne alors le jeune cinéma, de Hiroshima mon amour à Jules et Jim, le film accompagne son personnage principal, Pedro, dans une déambulation mentale et temporelle polarisés par deux endroits aussi différents que possible, le Paris des noctambules et un château dans une campagne alternativement enneigée et noyée de soleil. Interprété par le musicien et chanteur Pierre Assier, Pedro songe, ou peut-être se souvient, ou imagine. Il y aurait eu des nuits blanches, et l’éclat de l’été. Des solitudes passées et futures. Dans le hall à la perspective infinie du château, les boules  de billard s’entrechoquent selon des configurations toujours changeantes, comme l’algorithme d’une fiction sentimentale, policière et dépressive.
L’utilisation des lieux, des voix (notamment celles d’Edith Scob et de Michèle Mercier), des présences de silhouettes nettement découpées mais comme en à-plat, et la circulation dans le temps, évoquent L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais d’après Robbe-Grillet, la circulation stylisée dans le temps peut faire songer à La Jetée de Chris Marker (films tout deux postérieurs à La Ligne de mire). Nulle imitation ici, mais des enjeux communs de fiction, et des réponses stylistiques comparables, mais où interfère une dimension singulière, portée par cet acteur incomparable, sinon à Buster Keaton lui-même, Claude Melki, jardinier burlesque, danseur des bosquets, camionneur de nuit et interprète de tous les films de fiction de Pollet – et de pas assez d’autres films."
Article de Jean-Michel Frodon dans son blog Projection publique-La Ligne de mire de Jean-Daniel Pollet

lundi 20 juillet 2015

Le paysage Vernaculaire

“Au cours de mes voyages à travers le pays, je suis souvent sidéré par la prolifération d'espaces et d'usages qui n'ont aucun équivalent dans le paysage traditionnel : les parcs de stationnement, les pistes d'atterrissage, les centres commerciaux, les parcs de caravanes, les tours de logement, les réserves pour la vie sauvage, ou encore Disneyland. Je suis également sidéré par la désinvolture avec laquelle nous utilisons l'espace : des églises se transforment en discothèques, des logements en églises, les rues du centre-ville sont utilisées comme pistes de jogging, on trouve des espaces vides au coeur même des villes denses et des installations industrielles au beau milieu de la campagne, des cimetières sont utilisés comme stand de tir à l'arc et des messes Pascales se tiennent dans des stades de football. Je suis désorienté par les espaces temporaires : les drive-in, les entreprises de fast-food qui ferment au bout d'un an, les champs de blés qui se transforment en champs de soja puis sont ensuite subdivisés, les villes de caravanes qui disparaissent sitôt les vacances finies, les jardins tropicaux des centres commerciaux que l'ont remplace à chaque saison, les motels qu'on abandonne lorsque l'autoroute se déplace.”
J. B. Jackson, “Concluding with Landscapes”, in Discovering the Vernacular Landscape, 1984
Citation extraite du cours de Sébastien Marot, "Architecture et arts de l’environnement", séance 2 : "Théâtre, palimpseste, hypertexte", Ecole d'architecture, de la ville et des territoires, Marne-la-Vallée. Disponible ici : https://elearning.u-pem.fr/mod/resource/view.php?id=36420

WalkScapes, c koi ? par DéMarches

Penser avec ses pieds

Le walkscape est un nouveau type d’art qui s’inscrit dans un monde flou, en mutation perpétuelle, où l’entropie atteint des niveaux jamais égalés. Réponse mobile, agile, narrative, le walkscape est basée sur la marche, activité sensible dans une situation de consommation d’images hypertrophiée et inflationniste.  

Marcher c’est créer, lire/écrire le territoire en même temps, le walkscape est une activité pluridimensionnelle et simultanée, à la fois action, ligne, et récit.

Initié par le mouvement Dada dans les années 20, repris et développé par les surréalistes qui en font un instrument de lecture de l’inconscient des villes, politisé ensuite par les situationnistes et introduit dans le monde de l’art par un ensemble d’artistes américains issus du Land Art tels Tony Smith, Richard Long ou Robert Smithson, le walkscape s’attache à un paysage inédit, donné par une ville en rotation accélérée, pleine de vides et d’interstices . Le walkscape, au pouvoir révélateur sur la nouvelle cité liquide, archipel mouvant parsemé d’îles sédentaires et de courants souterrains, devient un instrument politique pour un collectif comme Stalker.
La marche devient une pratique esthétique ouverte sur la banlieue du monde, territoire sans représentation, territoire de l’oublii, lieu du déchet et du vide, espace sans qualité, sans codes, d’où le pouvoir est absent, où donc la liberté peut se déployer sans obstacles, poser de nouvelles questions, trouver de nouvelles réponses.
Marcher dans les nouveaux paysages entropiques, parcourir la nouvelle nature qui émerge entre les vides, fouler la basse densité, le diffus, l’indéfini, visiter les marges en mutation, interroger les amnésies urbaines, la ville parallèle, le walkscaper devient le nouvel entropologue cher à Lévi-Strauss, les deux pieds dans la zone mutante, pieds nus dans le chaos comme le dit si bien Francesco Careri.
Le walkscape permet de penser et de voir avec ses pieds dans un désordre exponentiel, de revenir à une expérience essentielle du monde physique et d’en partager les récits, la marche devient l’instrument de connaissance privilégié de la ville-labyrinthe, l’errance est la valeur de ce nouveau monde contemporain de l’ambiguité et de l’hybridation accélérée.
Le walkscape est aussi une tresse narrative dans laquelle viennent s’imbriquer différents types de récits : écritures photographiques, sonores, journalistiques, figuratives ou abstraites, documentations, mythes… dont les modalités d’expressions peuvent être aussi variées que l’état mouvant des paysages qu’elle dessine, fabrique de mémoire dans un principe d’incertitude généralisé : le parcours est aussi une structure narrative.
Le walkscape est une œuvre ouverte, protéiforme, multi-dimensionnelle, interactive, jamais terminée à l’image des territoires et du monde qu’elle décrit, un laboratoire permanent où s’écrit la science du flou.

DéMarches 

 

samedi 10 mai 2014

Halong Bay

15 et 16 février 2014
Un début de série... L'équipage de ma jonque et la baie magnifique...