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vendredi 14 septembre 2018
lundi 13 juin 2016
Francesca Woodman
Très belle exposition à la Fondation Henry Cartier-Bresson et comme il est intéressant de voir ce travail photographique de cette jeune fille si mâture, expérimentant sans cesse son corps et le rapport de son corps au temps...
Lire cet article passionnant sur l'oeuvre de Francesca Woodman, Francesca Woodman, La photographie comme actes de disparition dans Esprits Nomades.
mardi 1 mars 2016
mercredi 24 février 2016
samedi 30 janvier 2016
Souvenir d'un futur de Laurent Kronental
"témoignage sur la vie des seniors dans les grands ensembles de la région
parisienne. Conçus pendant les Trente Glorieuses jusque dans les années
80 pour résoudre l’accroissement démographique, l’exode rural et
accueillir une population immigrée tout en répondant aux besoins du
confort moderne, ces quartiers sont aujourd’hui fréquemment stigmatisés
par les médias et marginalisés dans l’opinion publique."
Extrait d' Inventer la ville dans le blog LIMINAIRE.
Extrait d' Inventer la ville dans le blog LIMINAIRE.
vendredi 29 janvier 2016
Noémie Goudal
Noémie Goudal crée des sculptures photographiques ambigües, par imposition, dans un
paysage naturel, de structures en papier fabriquées de toutes pièces.
Ces éléments architecturaux (escaliers, dômes, tours…) ou cosmiques
(ellipses…), sont placés dans des océans vierges ou des étendues
désertes. En s’attardant sur ces formes oniriques, le regard décèle
aisément la trace d’artifices (plis, imperfections, cordes, câbles,…)
caractéristiques d’objets en deux dimensions conçus pour l’unique
finalité de la photographie.
Noémie Goudal explore le ciel comme un espace de re-création où l’imaginaire humain
s’étend à l’infini, comme un cinquième corps fait d’éther (ou cinquième
élément). Son œuvre se nourrit du regard interrogateur de l’homme sur
l’univers. À la fois images et objets, les montages de Noémie Goudal
se jouent de ces spéculations. Brouillant à dessein nos repères, ils
oscillent entre hallucination et fait, miroirs de nos vies modernes où
s’exercent simultanément d’insaisissables et contradictoires régimes de
vérité.
paysage naturel, de structures en papier fabriquées de toutes pièces.
Ces éléments architecturaux (escaliers, dômes, tours…) ou cosmiques
(ellipses…), sont placés dans des océans vierges ou des étendues
désertes. En s’attardant sur ces formes oniriques, le regard décèle
aisément la trace d’artifices (plis, imperfections, cordes, câbles,…)
caractéristiques d’objets en deux dimensions conçus pour l’unique
finalité de la photographie.
Noémie Goudal explore le ciel comme un espace de re-création où l’imaginaire humain
s’étend à l’infini, comme un cinquième corps fait d’éther (ou cinquième
élément). Son œuvre se nourrit du regard interrogateur de l’homme sur
l’univers. À la fois images et objets, les montages de Noémie Goudal
se jouent de ces spéculations. Brouillant à dessein nos repères, ils
oscillent entre hallucination et fait, miroirs de nos vies modernes où
s’exercent simultanément d’insaisissables et contradictoires régimes de
vérité.
jeudi 31 décembre 2015
Ìsland, Ultima Thulé
Ce qui borde la mer par Etienne Diemert à propos des photos de Guillaume Fandel (http://www.askanialab.com)
jeudi 5 novembre 2015
numéro 51 de la revue TK-21
Dans le projet “The Place to be”, Julie Chovin collectionne un tout
autre type d'objets : les clubs de Berlin vus de jour. Étienne Diemert
lui a consacré un texte dans le numéro 51 de la revue TK-21 emmenée par
Jean-Louis Poitevin.
http://www.tk-21.com/TK-21-LaRevue-no-51#The-Place-to-be-a-collection
http://www.tk-21.com/TK-21-LaRevue-no-51#The-Place-to-be-a-collection
mercredi 28 octobre 2015
En deçà et au-delà du visible - Eric Bourret
... "Et en même temps, cette « empreinte-produit » nous interroge sur « le
visible » , non seulement sur la nature et la réalité du photographié
mais aussi, comme l’ont fait les sculpteurs et les peintres cubistes,
sur la représentation en profondeur de l’espace dynamité par l’extension
et l’intensité des volumes, des plans et des contrastes colorés. Nous
voilà face à des paysages plus ou moins étranges, tendus autour d’un
plan qui fait face et toujours déroutants. D’autant plus que l’espace
paraît non seulement inhabitable pour notre regard et nos pas, mais
qu’il est aussi inhabité, sans homme et sans animal.
Quelles que soient les photographies d’Éric Bourret, elles sont toujours sans homme. Il n’est pas là empreinte physique, point à partir duquel se repérer ou mesurer le monde, comme dans les premières photographies des archéologues. Pas non plus de présence animale qui pourrait signifier un déplacement possible et une profondeur habitable, qui ferait de l’espace un lieu où bouger et se mouvoir. Et si l’espace n’est pas celui de l’homme, le temps n’est pas non plus le sien. Il y a certes traces de son action passée avec les murs, les colonnes, les pierres taillées des sites archéologiques ou avec les figures immobiles des bouddhas et les apsaras qui, rapprochées et parfois floues, sourient et s’estompent vers le fond. Mais, le sable, les usures, les cassures signifient le temps passé sans l’homme, un temps irréversible."...
... "Dans sa démarche, Éric Bourret réunit ainsi des problématiques contemporaines : il souligne sa présence d’auteur de photographies, en montrant que le monde perçu et saisi l’est pour et au bout d’un corps sensible et vibrant, et dans le même temps il accepte sciemment de se dessaisir de la maîtrise impossible de l’image, en ménageant une place à l’aléatoire, à la surprise."...
... "À regarder et tenter de lire ces images de rythme et de lumière, on peut penser à ce qu’a écrit Gaston Bachelard sur le caractère rythmique et ondulatoire de la matière ou Michel Collot sur la matière-émotion qui n’est « pas une masse inerte, amorphe, mais animée d’une énergie qui la fait s’épanouir ». Sous les soubresauts du corps photographiant, confusion des matières liquides, gazeuses et minérales ; Éric Bourret semble dire : « les nuages, les névés, les glaciers, la montagne et l’eau sont des passages, des états transitoires, des formes émergentes du chaos »"...
http://www.ericbourret.com/en-deca-et-au-dela-du-visible-marie-renoue/
Quelles que soient les photographies d’Éric Bourret, elles sont toujours sans homme. Il n’est pas là empreinte physique, point à partir duquel se repérer ou mesurer le monde, comme dans les premières photographies des archéologues. Pas non plus de présence animale qui pourrait signifier un déplacement possible et une profondeur habitable, qui ferait de l’espace un lieu où bouger et se mouvoir. Et si l’espace n’est pas celui de l’homme, le temps n’est pas non plus le sien. Il y a certes traces de son action passée avec les murs, les colonnes, les pierres taillées des sites archéologiques ou avec les figures immobiles des bouddhas et les apsaras qui, rapprochées et parfois floues, sourient et s’estompent vers le fond. Mais, le sable, les usures, les cassures signifient le temps passé sans l’homme, un temps irréversible."...
... "Dans sa démarche, Éric Bourret réunit ainsi des problématiques contemporaines : il souligne sa présence d’auteur de photographies, en montrant que le monde perçu et saisi l’est pour et au bout d’un corps sensible et vibrant, et dans le même temps il accepte sciemment de se dessaisir de la maîtrise impossible de l’image, en ménageant une place à l’aléatoire, à la surprise."...
... "À regarder et tenter de lire ces images de rythme et de lumière, on peut penser à ce qu’a écrit Gaston Bachelard sur le caractère rythmique et ondulatoire de la matière ou Michel Collot sur la matière-émotion qui n’est « pas une masse inerte, amorphe, mais animée d’une énergie qui la fait s’épanouir ». Sous les soubresauts du corps photographiant, confusion des matières liquides, gazeuses et minérales ; Éric Bourret semble dire : « les nuages, les névés, les glaciers, la montagne et l’eau sont des passages, des états transitoires, des formes émergentes du chaos »"...
http://www.ericbourret.com/en-deca-et-au-dela-du-visible-marie-renoue/
dimanche 25 octobre 2015
Prix Marcel-Duchamp 2015 attribué samedi à Melik Ohanian,
L’artiste invente une œuvre dont l’ambition est de prendre le monde comme sujet et d’affirmer que le temps est le moteur des choses. Construite comme une suite d’états de conscience, l’œuvre puissamment allégorique de Melik Ohanian regarde le monde à travers le filtre de la mémoire » a déclaré le Président du jury.
vendredi 4 septembre 2015
Denis Roche
«Quand on écrit, on ne se "met" pas dans l’écriture, quel que soit
le genre auquel on s’adonne, autobiographie, introspection, etc. Avec le
retardateur, on "entre" dans la photo… Différence encore: avec la
littérature où on ne peut que parler du temps sans jamais le montrer. On
disserte sur le temps, on ne le figure pas. Avec la photo, oui.» Et dans Libération: «Ce
qui m’obsède dans la photo c’est le silence, et ce silence vient en
partie du noir et blanc. Ce mot de silence ne vient pas naturellement à
propos d’un tableau ou d’une photo couleur. Le noir et blanc correspond à
l’idée première de la photo, cette folie d’arrêter le temps ne
serait-ce qu’une fraction de seconde, et cette intention est
profondément émettrice de silence. La photo émet du silence.»
mardi 1 septembre 2015
France(s) territoire liquide - Mission photographique
"...un questionnement photographique, cherchant à donner forme aux paysages d’aujourd’hui à travers une profusion d’images, témoignant tant de la multiplicité des points de vues que de l’insistance du regard."
Blog Territoire des images-Carnet de recherches visuelles, par Raphaële Bertho-Paysage(s) en éclats
mercredi 19 août 2015
« Sans parler des grands désastres de réglage, de mauvaises distances ou
de mauvaises expositions, le premier mouvement, le premier réflexe,
c’est la déception : « ainsi je n’ai vu que ça, voilà où m’ont mené
toute cette tension et toute cette gesticulation, à ces petits
rectangles 24 x 36 qui souvent ne me disent plus rien. » Les photos que
j’imaginais les meilleures sont ratées, et celles auxquelles j’imaginais
le moins d’avenir sont parfois assez bonnes. L’appareil m’a eu, encore
une fois il n’est pas à ma hauteur, trop haut ou trop bas par rapport à
ce que j’attendais de lui. Ou je suis un mauvais technicien, ou il est
le mauvais médiateur. »
Planches-contacts, in L’image fantôme, d’Hervé Guibert, Les éditions de Minuit, 1990.
Planches-contacts, in L’image fantôme, d’Hervé Guibert, Les éditions de Minuit, 1990.
mardi 28 juillet 2015
Hamish Fulton
"Concernant la photographie, Fulton fait preuve de la même exigence de
précision qu’il met en œuvre dans sa peinture : ses photos sont très
strictement cadrées et font toujours état de la même rigueur
d’exécution. Chaque cliché doit témoigner de la plénitude que l’on est
censé ressentir face au paysage. La « cinéplastique »
à l’œuvre chez Fulton n’a rien à voir avec celle de ces artistes
arpenteurs de la mégalopole, les Orozco, Alÿs et autres Stalker, il est
même patent que la marche fultonnienne s’éloigne en tous points de la
tendance dominante à investir les situations urbaines. Sa pratique puise
ses origines dans les années soixante et soixante-dix et porte les
stigmates d’une nature encore idéalisée ; il ne semble absolument pas en
phase avec le rythme saccadé de la ville, ses ruptures, ses blancs, ses
accélérations qui fondent l’amour que les situationnistes portent à la
ville, lieu de la dérive, dont la seule traduction possible ne peut se
trouver que dans le montage cinématographique ; à preuve, la marche
qu’il réalise entre le point zéro et le mètre étalon en 2010 est la
répétition sept fois du même trajet entre ces deux pôles, symboles d’une
abstraction enfouie, pour le moins désuète à l’heure du GPS. Tout
témoigne chez l’artiste de la recherche d’une sérénité intérieure, d’un
calme et d’une quiétude qu’il ne saurait trouver dans les à-coups de la
grande ville mais bien dans le refuge des cimes des Pyrénées ou de
l’Himalaya, aussi il semble assez naturel que l’expérience fultonnienne
du monde s’incarne dans les médiums de la recherche d’un temps
stabilisé, ceux de la peinture et de la photographie."
l’interview d’Hamish Fulton par Patrice Joly dans la revue 02
l’interview d’Hamish Fulton par Patrice Joly dans la revue 02
lundi 20 juillet 2015
WalkScapes, c koi ? par DéMarches
Penser avec ses pieds
Le walkscape est un nouveau type d’art qui s’inscrit dans un monde flou, en mutation perpétuelle, où l’entropie atteint des niveaux jamais égalés. Réponse mobile, agile, narrative, le walkscape est basée sur la marche, activité sensible dans une situation de consommation d’images hypertrophiée et inflationniste.
Marcher c’est créer, lire/écrire le territoire en même temps, le walkscape est une activité pluridimensionnelle et simultanée, à la fois action, ligne, et récit.
Initié par le mouvement Dada dans les années 20, repris et développé par les surréalistes qui en font un instrument de lecture de l’inconscient des villes, politisé ensuite par les situationnistes et introduit dans le monde de l’art par un ensemble d’artistes américains issus du Land Art tels Tony Smith, Richard Long ou Robert Smithson, le walkscape s’attache à un paysage inédit, donné par une ville en rotation accélérée, pleine de vides et d’interstices . Le walkscape, au pouvoir révélateur sur la nouvelle cité liquide, archipel mouvant parsemé d’îles sédentaires et de courants souterrains, devient un instrument politique pour un collectif comme Stalker.La marche devient une pratique esthétique ouverte sur la banlieue du monde, territoire sans représentation, territoire de l’oublii, lieu du déchet et du vide, espace sans qualité, sans codes, d’où le pouvoir est absent, où donc la liberté peut se déployer sans obstacles, poser de nouvelles questions, trouver de nouvelles réponses.
Marcher dans les nouveaux paysages entropiques, parcourir la nouvelle nature qui émerge entre les vides, fouler la basse densité, le diffus, l’indéfini, visiter les marges en mutation, interroger les amnésies urbaines, la ville parallèle, le walkscaper devient le nouvel entropologue cher à Lévi-Strauss, les deux pieds dans la zone mutante, pieds nus dans le chaos comme le dit si bien Francesco Careri.
Le walkscape permet de penser et de voir avec ses pieds dans un désordre exponentiel, de revenir à une expérience essentielle du monde physique et d’en partager les récits, la marche devient l’instrument de connaissance privilégié de la ville-labyrinthe, l’errance est la valeur de ce nouveau monde contemporain de l’ambiguité et de l’hybridation accélérée.
Le walkscape est aussi une tresse narrative dans laquelle viennent s’imbriquer différents types de récits : écritures photographiques, sonores, journalistiques, figuratives ou abstraites, documentations, mythes… dont les modalités d’expressions peuvent être aussi variées que l’état mouvant des paysages qu’elle dessine, fabrique de mémoire dans un principe d’incertitude généralisé : le parcours est aussi une structure narrative.
Le walkscape est une œuvre ouverte, protéiforme, multi-dimensionnelle, interactive, jamais terminée à l’image des territoires et du monde qu’elle décrit, un laboratoire permanent où s’écrit la science du flou.
DéMarches
mercredi 8 juillet 2015
Travail pendant les vacances...
Les vacances approchent... mais cette fois, elles ne seront ni lointaines, ni sportives mais un temps de réflexion pour amorcer un travail photographique.
Livres, cahiers et boitier seront mes compagnons d'été...
Livres, cahiers et boitier seront mes compagnons d'été...
vendredi 3 avril 2015
mercredi 25 février 2015
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