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samedi 3 décembre 2016
L’Art de la Marche d'Olivier Bleys
"À l’opposé d’aventures sportives courtes, rapides et dépensières, cette
marche autour du monde prend le temps. L’effort déployé revêt ainsi une
portée symbolique, politique voire spirituelle. Aller lentement, quand
tout va vite ; aller à pied, quand roulent tant de voitures ; prendre le
temps de la parole et de la réflexion : tel est le message que
délivrent, par leur exemple, ces marcheurs autour du monde.
Ils auront réussi si, demain, vous marchez avec eux."
http://olivierbleys.com/geopedis/
Ils auront réussi si, demain, vous marchez avec eux."
http://olivierbleys.com/geopedis/
Le marcheur retrouve une conversation avec le temps et l'histoire. Emission Répliques.
"Pour cette conversation avec Frédéric Gros, l'auteur de " Marcher, une philosophie " et Sylvain Tesson qui publie " Sur les chemins noirs " , j'ai choisi de prendre la formule " en marche" au pied de la lettre. Il ne s'agit plus par une telle injonction, d'emprunter hardiment l'autoroute de l'histoire mais de la quitter pour les sentiers de randonnée. Il n'est plus question de répondre à l'appel du futur mais d'oublier le progrès et de faire, si j'ose dire, l'actualité buissonnière."
« La marche est une forme élémentaire de résistance, de retrouvailles avec le monde »
« La marche est une forme élémentaire de résistance, de retrouvailles avec le monde »
Rompre
avec les certitudes et les conventions, briser des souffrances, un
destin malheureux, voilà ce qu’offre la route, selon le sociologue David
Le Breton.
LE MONDE
|
• Mis à jour le
|Par David Le Breton, sociologue et anthropologue
La marche est une échappée belle loin des routines de pensée ou d’existence, loin des pesanteurs possibles du travail ou des soucis personnels. Elle est une suspension des contraintes d’identité et des attentes qui les accompagnent.
Marcher revient à se mettre en congé de son histoire et à s’abandonner à son rythme propre aux sollicitations du chemin. Elle est une forme heureuse de disparition de soi, une manière justement de reprendre son souffle, de faire une pause au bord de son existence.
Sur les sentiers, il n’est plus nécessaire de soutenir le poids de son visage, de son nom, de sa personne, de son statut social, de son emploi du temps… Le marcheur tombe les éventuels masques car nul n’attend de lui qu’il joue un personnage. Il est un inconnu sur la route, sans engagement autre que l’instant qui vient et dont il décide de la nature.
En principe, il est déconnecté, ouvert à son environnement, aux rencontres, au temps qui passe. En vacance de soi, pour une durée plus ou moins longue, il change son existence et son rapport aux autres et au monde, il n’est plus engoncé dans son état civil, sa condition sociale, ses responsabilités envers les autres, il est disponible aux découvertes au fil de l’itinérance. L’esprit peut battre la campagne en toute liberté.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/08/la-marche-un-salutaire-retrait-du-monde_5010298_3232.html http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/08/la-marche-un-salutaire-retrait-du-monde_5010298_3232.html
mercredi 2 novembre 2016
jeudi 1 septembre 2016
LONDON OVERGROUND de Iain Sinclair / Inculte Editions.
" C'était une matinée pour aller voir ailleurs. Explorer un territoire où se défaire du sentiment que la narration était aussi truquée que notre paysage administré."
Une très intéressante lecture ici
Une très intéressante lecture ici
mardi 1 mars 2016
mercredi 24 février 2016
jeudi 31 décembre 2015
Ìsland, Ultima Thulé
Ce qui borde la mer par Etienne Diemert à propos des photos de Guillaume Fandel (http://www.askanialab.com)
vendredi 21 août 2015
"Porté par une voix off comme en affectionne alors le jeune cinéma, de Hiroshima mon amour à Jules et Jim,
le film accompagne son personnage principal, Pedro, dans une
déambulation mentale et temporelle polarisés par deux endroits aussi
différents que possible, le Paris des noctambules et un château dans une
campagne alternativement enneigée et noyée de soleil. Interprété par le
musicien et chanteur Pierre Assier, Pedro songe, ou peut-être se
souvient, ou imagine. Il y aurait eu des nuits blanches, et l’éclat de
l’été. Des solitudes passées et futures. Dans le hall à la perspective
infinie du château, les boules de billard s’entrechoquent selon des
configurations toujours changeantes, comme l’algorithme d’une fiction
sentimentale, policière et dépressive.
L’utilisation des lieux, des voix (notamment celles d’Edith Scob et de Michèle Mercier), des présences de silhouettes nettement découpées mais comme en à-plat, et la circulation dans le temps, évoquent L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais d’après Robbe-Grillet, la circulation stylisée dans le temps peut faire songer à La Jetée de Chris Marker (films tout deux postérieurs à La Ligne de mire). Nulle imitation ici, mais des enjeux communs de fiction, et des réponses stylistiques comparables, mais où interfère une dimension singulière, portée par cet acteur incomparable, sinon à Buster Keaton lui-même, Claude Melki, jardinier burlesque, danseur des bosquets, camionneur de nuit et interprète de tous les films de fiction de Pollet – et de pas assez d’autres films."
Article de Jean-Michel Frodon dans son blog Projection publique-La Ligne de mire de Jean-Daniel Pollet
L’utilisation des lieux, des voix (notamment celles d’Edith Scob et de Michèle Mercier), des présences de silhouettes nettement découpées mais comme en à-plat, et la circulation dans le temps, évoquent L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais d’après Robbe-Grillet, la circulation stylisée dans le temps peut faire songer à La Jetée de Chris Marker (films tout deux postérieurs à La Ligne de mire). Nulle imitation ici, mais des enjeux communs de fiction, et des réponses stylistiques comparables, mais où interfère une dimension singulière, portée par cet acteur incomparable, sinon à Buster Keaton lui-même, Claude Melki, jardinier burlesque, danseur des bosquets, camionneur de nuit et interprète de tous les films de fiction de Pollet – et de pas assez d’autres films."
Article de Jean-Michel Frodon dans son blog Projection publique-La Ligne de mire de Jean-Daniel Pollet
mardi 28 juillet 2015
Hamish Fulton
"Concernant la photographie, Fulton fait preuve de la même exigence de
précision qu’il met en œuvre dans sa peinture : ses photos sont très
strictement cadrées et font toujours état de la même rigueur
d’exécution. Chaque cliché doit témoigner de la plénitude que l’on est
censé ressentir face au paysage. La « cinéplastique »
à l’œuvre chez Fulton n’a rien à voir avec celle de ces artistes
arpenteurs de la mégalopole, les Orozco, Alÿs et autres Stalker, il est
même patent que la marche fultonnienne s’éloigne en tous points de la
tendance dominante à investir les situations urbaines. Sa pratique puise
ses origines dans les années soixante et soixante-dix et porte les
stigmates d’une nature encore idéalisée ; il ne semble absolument pas en
phase avec le rythme saccadé de la ville, ses ruptures, ses blancs, ses
accélérations qui fondent l’amour que les situationnistes portent à la
ville, lieu de la dérive, dont la seule traduction possible ne peut se
trouver que dans le montage cinématographique ; à preuve, la marche
qu’il réalise entre le point zéro et le mètre étalon en 2010 est la
répétition sept fois du même trajet entre ces deux pôles, symboles d’une
abstraction enfouie, pour le moins désuète à l’heure du GPS. Tout
témoigne chez l’artiste de la recherche d’une sérénité intérieure, d’un
calme et d’une quiétude qu’il ne saurait trouver dans les à-coups de la
grande ville mais bien dans le refuge des cimes des Pyrénées ou de
l’Himalaya, aussi il semble assez naturel que l’expérience fultonnienne
du monde s’incarne dans les médiums de la recherche d’un temps
stabilisé, ceux de la peinture et de la photographie."
l’interview d’Hamish Fulton par Patrice Joly dans la revue 02
l’interview d’Hamish Fulton par Patrice Joly dans la revue 02
lundi 20 juillet 2015
Le paysage Vernaculaire
“Au cours de mes voyages à travers le pays, je suis souvent sidéré
par la prolifération d'espaces et d'usages qui n'ont aucun équivalent
dans le paysage traditionnel : les parcs
de stationnement, les pistes d'atterrissage, les centres commerciaux,
les parcs de caravanes, les tours de logement, les réserves pour la vie
sauvage, ou encore Disneyland. Je suis également sidéré par la
désinvolture avec laquelle nous utilisons l'espace : des églises se
transforment en discothèques, des logements en églises, les rues du
centre-ville sont utilisées comme pistes de jogging, on trouve des
espaces vides au coeur même des villes denses et des installations
industrielles au beau milieu de la campagne, des cimetières sont
utilisés comme stand de tir à l'arc et des messes Pascales se tiennent
dans des stades de football. Je suis désorienté par les espaces
temporaires : les drive-in, les entreprises de fast-food qui ferment au
bout d'un an, les champs de blés qui se transforment en champs de soja
puis sont ensuite subdivisés, les villes de caravanes qui disparaissent
sitôt les vacances finies, les jardins tropicaux des centres
commerciaux que l'ont remplace à chaque saison, les motels qu'on
abandonne lorsque l'autoroute se déplace.”
J. B. Jackson, “Concluding with Landscapes”, in Discovering the Vernacular Landscape, 1984
Citation extraite du cours de Sébastien Marot, "Architecture et arts de l’environnement", séance 2 : "Théâtre, palimpseste, hypertexte", Ecole d'architecture, de la ville et des territoires, Marne-la-Vallée. Disponible ici : https://elearning.u-pem.fr/mod/resource/view.php?id=36420
J. B. Jackson, “Concluding with Landscapes”, in Discovering the Vernacular Landscape, 1984
Citation extraite du cours de Sébastien Marot, "Architecture et arts de l’environnement", séance 2 : "Théâtre, palimpseste, hypertexte", Ecole d'architecture, de la ville et des territoires, Marne-la-Vallée. Disponible ici : https://elearning.u-pem.fr/mod/resource/view.php?id=36420
WalkScapes, c koi ? par DéMarches
Penser avec ses pieds
Le walkscape est un nouveau type d’art qui s’inscrit dans un monde flou, en mutation perpétuelle, où l’entropie atteint des niveaux jamais égalés. Réponse mobile, agile, narrative, le walkscape est basée sur la marche, activité sensible dans une situation de consommation d’images hypertrophiée et inflationniste.
Marcher c’est créer, lire/écrire le territoire en même temps, le walkscape est une activité pluridimensionnelle et simultanée, à la fois action, ligne, et récit.
Initié par le mouvement Dada dans les années 20, repris et développé par les surréalistes qui en font un instrument de lecture de l’inconscient des villes, politisé ensuite par les situationnistes et introduit dans le monde de l’art par un ensemble d’artistes américains issus du Land Art tels Tony Smith, Richard Long ou Robert Smithson, le walkscape s’attache à un paysage inédit, donné par une ville en rotation accélérée, pleine de vides et d’interstices . Le walkscape, au pouvoir révélateur sur la nouvelle cité liquide, archipel mouvant parsemé d’îles sédentaires et de courants souterrains, devient un instrument politique pour un collectif comme Stalker.La marche devient une pratique esthétique ouverte sur la banlieue du monde, territoire sans représentation, territoire de l’oublii, lieu du déchet et du vide, espace sans qualité, sans codes, d’où le pouvoir est absent, où donc la liberté peut se déployer sans obstacles, poser de nouvelles questions, trouver de nouvelles réponses.
Marcher dans les nouveaux paysages entropiques, parcourir la nouvelle nature qui émerge entre les vides, fouler la basse densité, le diffus, l’indéfini, visiter les marges en mutation, interroger les amnésies urbaines, la ville parallèle, le walkscaper devient le nouvel entropologue cher à Lévi-Strauss, les deux pieds dans la zone mutante, pieds nus dans le chaos comme le dit si bien Francesco Careri.
Le walkscape permet de penser et de voir avec ses pieds dans un désordre exponentiel, de revenir à une expérience essentielle du monde physique et d’en partager les récits, la marche devient l’instrument de connaissance privilégié de la ville-labyrinthe, l’errance est la valeur de ce nouveau monde contemporain de l’ambiguité et de l’hybridation accélérée.
Le walkscape est aussi une tresse narrative dans laquelle viennent s’imbriquer différents types de récits : écritures photographiques, sonores, journalistiques, figuratives ou abstraites, documentations, mythes… dont les modalités d’expressions peuvent être aussi variées que l’état mouvant des paysages qu’elle dessine, fabrique de mémoire dans un principe d’incertitude généralisé : le parcours est aussi une structure narrative.
Le walkscape est une œuvre ouverte, protéiforme, multi-dimensionnelle, interactive, jamais terminée à l’image des territoires et du monde qu’elle décrit, un laboratoire permanent où s’écrit la science du flou.
DéMarches
mardi 14 juillet 2015
l'hodologie...
"L’hodologie semble privilégier le cheminement plus que le chemin. C’est pourquoi l’approche artistique est très importante dans la manière de percevoir le monde à partir des voies qui le traversent, dans la mesure où elle met l’accent sur la dimension de l’expérience sensible et affective de la marche."
Les Carnets du paysage n°11 intitulés «Cheminements»
mercredi 8 juillet 2015
Travail pendant les vacances...
Les vacances approchent... mais cette fois, elles ne seront ni lointaines, ni sportives mais un temps de réflexion pour amorcer un travail photographique.
Livres, cahiers et boitier seront mes compagnons d'été...
Livres, cahiers et boitier seront mes compagnons d'été...
mardi 28 janvier 2014
mardi 10 décembre 2013
mercredi 27 novembre 2013
lundi 18 novembre 2013
vendredi 15 novembre 2013
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